Impressionnisme

Découvrez l’impressionnisme—le mouvement de Monet, Renoir, Degas, Pissarro, Sisley et Morisot, qui quittèrent l’atelier pour peindre la lumière passagère, la couleur et la vie moderne en touches rapides et visibles—et transformez une photo en bassin aux nymphéas, en lever de soleil dans la brume, en champ de coquelicots, en après-midi chez Renoir, en pastel de Degas ou en esquisse de Morisot dans PictorX.

Impression, soleil levant a été peint par Claude Monet en 1872.
Impression, soleil levant a été peint par Claude Monet en 1872.

Qu’est-ce que l’impressionnisme ?

L’impressionnisme est la manière de peindre née en France dans les années 1860 et 1870 autour de Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Edgar Degas et Berthe Morisot. Au lieu de scènes d’histoire léchées peintes en atelier, ils peignaient le monde qui les entourait—boulevards et gares, cafés et bals, jardins, rivières et bord de mer—et cherchaient à saisir un instant fugitif : la lumière d’une heure, le scintillement de l’eau, un coup de vent dans l’herbe. Leurs tableaux sont faits de touches rapides et visibles de couleurs vives, qui paraissent brutes de près et se fondent en lumière et en air quand on recule d’un pas.

Un portrait peint en courtes touches impressionnistes effilées devant un bassin de nymphéas aux fleurs roses et blanches, dans un cadre doré, réalisé avec le filtre Impressionnisme de PictorX
Un portrait peint en courtes touches impressionnistes effilées devant un bassin de nymphéas aux fleurs roses et blanches, dans un cadre doré, réalisé avec le filtre Impressionnisme de PictorX

Paris 1874 : la première exposition

Dans la France du XIXe siècle, la carrière d’un artiste dépendait du Salon, l’exposition officielle de Paris, dont le jury préférait les tableaux lisses et achevés d’histoire, de mythologie et de religion. En 1863, tant d’œuvres furent refusées que l’empereur Napoléon III autorisa un Salon des Refusés, où la foule se moqua du Déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet. Las des refus, Monet, Renoir, Degas, Pissarro, Sisley, Morisot, Cézanne et d’autres fondèrent leur propre société coopérative et ouvrirent, le 15 avril 1874, une exposition indépendante dans l’ancien atelier du photographe Nadar, au 35 boulevard des Capucines. Une trentaine d’artistes y montrèrent plus de 160 œuvres. Dix jours plus tard, le critique Louis Leroy se moqua de l’exposition dans le journal satirique Le Charivari sous le titre « L’Exposition des impressionnistes »—et la plaisanterie devint le nom du mouvement. Ce fut la première de huit expositions de groupe, jusqu’en 1886.

Impression, soleil levant

Le tableau qui donna son nom au mouvement est Impression, soleil levant de Monet, une vue du port du Havre datée de 1872. Dans une brume matinale gris-bleu, les silhouettes des navires, des grues et des cheminées se dissolvent ; au premier plan, de petites barques forment des silhouettes sombres, et un soleil orange jette sur l’eau une traînée de reflets brisés. Il fut peint vite, mouillé sur mouillé, en jus légers et en quelques touches de couleur pure. Quand on lui demanda un titre pour le catalogue, raconta plus tard Monet, le tableau ne pouvait vraiment pas passer pour une vue du Havre, alors il répondit : « Mettez Impression. » Leroy fit de ce mot une insulte. Le tableau est aujourd’hui au musée Marmottan Monet à Paris ; volé en 1985, il fut retrouvé en 1990.

Impression, soleil levant de Monet : un soleil orange et son reflet brisé sur le port gris-bleu du Havre, avec des barques sombres dans la brume du matin
Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872. Huile sur toile, musée Marmottan Monet, Paris.

Peindre en plein air

Les impressionnistes n’ont pas inventé la peinture en extérieur, mais ils en ont fait leur façon de travailler. Deux inventions les y ont aidés : le tube de peinture souple en métal, breveté en 1841 par le portraitiste américain John Goffe Rand, et le chevalet-boîte léger et pliant. Il n’était plus nécessaire de broyer et de mélanger les couleurs à l’atelier, et les nouveaux chemins de fer emmenaient les peintres de Paris vers les berges d’Argenteuil et de Bougival, la forêt de Fontainebleau et les côtes de Normandie. Renoir aurait dit à son fils que sans les couleurs en tubes il n’y aurait eu ni Cézanne, ni Monet, ni Sisley, ni Pissarro, ni impressionnisme. Peindre en plein air, c’était peindre vite avant que la lumière ne change—parfois sur plusieurs toiles à tour de rôle—, ce qui explique en partie la touche libre, comme esquissée. Les Coquelicots de Monet (1873), un champ d’été près d’Argenteuil où sa femme Camille et son fils Jean marchent parmi les fleurs rouges, furent exposés en 1874.

Le tableau de John Singer Sargent montrant Claude Monet à son chevalet à l’orée d’un bois, une femme assise dans l’herbe derrière lui
John Singer Sargent, Claude Monet peignant à l’orée d’un bois, vers 1885. Huile sur toile, Tate, Londres.

Les nymphéas de Monet à Giverny

Monet peignait le même motif encore et encore, à différentes heures et saisons, pour montrer comment la lumière le transforme : les Meules (1890–91), les Peupliers et la façade de la cathédrale de Rouen (1892–94). En 1883, il s’installa à Giverny, un village au bord de la Seine, et à partir de 1893 il creusa un bassin, détourna un ruisseau, planta des saules, des iris et des nymphéas et construisit un pont japonais vert. Pendant les trente dernières années de sa vie, le jardin d’eau fut son sujet principal : il peignit quelque 250 tableaux de nymphéas, où l’horizon disparaît et où la toile n’est plus qu’eau, fleurs et reflets du ciel et des arbres. Même quand la cataracte voila sa vue, il travailla à d’immenses panneaux, les Grandes Décorations, qu’il offrit à l’État français ; installés dans deux salles ovales du musée de l’Orangerie à Paris, ils furent ouverts au public en 1927, quelques mois après sa mort.

Le bassin aux nymphéas de Monet à Giverny, avec le pont japonais en arc, les saules et les nymphéas flottants
Claude Monet, Le Bassin aux nymphéas, 1899. Huile sur toile, National Gallery, Londres.

Renoir : la lumière à travers les feuilles

Pierre-Auguste Renoir débuta comme peintre sur porcelaine et préférait peindre les gens plutôt que les paysages. Son Bal du moulin de la Galette (1876) montre un après-midi de danse dominical à Montmartre, où le soleil tombe à travers les arbres en taches rondes sur les chapeaux, les visages et les vestes ; Le Déjeuner des canotiers (1880–81) montre ses amis sur la terrasse d’un restaurant au bord de la Seine. Renoir peignait la peau en roses chauds, en pêche et en crème, avec des touches douces et plumeuses et des ombres bleues et violettes au lieu de brunes. Tout le monde n’apprécia pas : en 1876, un critique du Figaro se plaignit qu’un de ses nus ressemblait à de la chair en décomposition couverte de taches vertes et violettes—ce qui est simplement l’aspect d’une lumière tachetée. À la fin de sa vie, perclus de polyarthrite rhumatoïde, il continua à peindre à Cagnes-sur-Mer, le pinceau glissé entre ses doigts raidis.

Le Bal du moulin de la Galette de Renoir : une foule qui danse et bavarde dans une guinguette de Montmartre, avec des taches de soleil tombant à travers les arbres
Pierre-Auguste Renoir, Bal du moulin de la Galette, 1876. Huile sur toile, musée d’Orsay, Paris.

Degas : les danseuses et la scène

Edgar Degas aida à organiser les expositions impressionnistes et participa à sept des huit, mais il n’aimait pas ce nom, se disait réaliste et peignait rarement en plein air. Son monde, c’était la ville à l’intérieur : cafés, blanchisseries, boutiques de modistes, champs de courses et surtout le ballet de l’Opéra de Paris, qu’il dessina et peignit des centaines de fois—danseuses qui répètent, s’étirent, attendent et saluent sous l’éclat de la rampe. Degas travaillait de mémoire et d’après ses dessins, cadrait ses scènes comme un instantané ou une estampe japonaise, et regardait d’en haut depuis une loge ou d’en bas depuis la fosse d’orchestre. Maître du pastel, il construisait la couleur par couches de traits et de hachures sur des contours appuyés, comme dans L’Étoile, et y recourut de plus en plus à mesure que sa vue baissait. Sa sculpture en cire, la Petite Danseuse de quatorze ans, fit scandale à l’exposition de 1881.

Le pastel L’Étoile de Degas : une ballerine en tutu blanc salue sur scène dans la lumière de la rampe, d’autres danseuses attendent en coulisse
Edgar Degas, L’Étoile, vers 1876. Pastel sur monotype, musée d’Orsay, Paris.

Berthe Morisot et les femmes impressionnistes

Berthe Morisot fut l’une des fondatrices du groupe et exposa à toutes les expositions impressionnistes sauf une—elle manqua celle de 1879, l’année suivant la naissance de sa fille Julie. Les femmes ne pouvaient pas étudier à l’École des Beaux-Arts ni peindre facilement seules dans les cafés ou sur les boulevards ; elle peignit donc la vie qu’elle connaissait : mères et enfants, femmes à leur toilette, jardins, balcons et vacances au bord de la mer. Son Berceau (1872), où sa sœur Edma veille sur son bébé endormi, fut exposé en 1874. La touche de Morisot est la plus rapide et la plus légère de tous les impressionnistes : de longs traits en zigzag et en hachures vives, en blanc, rose pâle, bleu et vert, avec des coins et des bords laissés inachevés. En 1874, elle épousa Eugène Manet, le frère d’Édouard. L’Américaine Mary Cassatt, invitée par Degas, rejoignit le groupe en 1879, et Marie Bracquemond exposa aussi avec eux.

Le Berceau de Morisot : une jeune mère en robe sombre regarde son bébé dormir derrière un voile blanc transparent
Berthe Morisot, Le Berceau, 1872. Huile sur toile, musée d’Orsay, Paris.

Couleur divisée et ombres colorées

Les impressionnistes ont changé la façon de construire un tableau. Ils peignaient sur des toiles préparées en blanc ou en gris clair plutôt qu’en brun foncé, si bien que la lumière semblait venir de l’intérieur. Ils posaient côte à côte des touches de couleur presque pure—la « couleur divisée »—au lieu de les fondre, de sorte qu’elles se mélangent dans l’œil et semblent vibrer. Ils connaissaient la théorie du chimiste Michel-Eugène Chevreul, qui avait montré que des couleurs juxtaposées se modifient l’une l’autre, et ils rapprochaient les complémentaires : orange contre bleu, rouge contre vert. Les ombres n’étaient plus brunes ou noires, mais bleues, violettes ou vertes, colorées par le ciel et la lumière ambiante ; Monet et Pissarro évitaient presque entièrement le noir. De nouveaux pigments éclatants—bleu de cobalt, outremer synthétique, jaune de chrome, vert émeraude et viridien—le rendaient possible. La peinture était posée en pâte épaisse, mouillé sur mouillé, et chaque touche restait visible.

Du scandale à l’art le plus aimé du monde

Pendant des années, les impressionnistes furent pauvres et raillés, et ils survécurent grâce à quelques soutiens : le marchand Paul Durand-Ruel, qui achetait leurs tableaux en grand nombre et en emporta environ 300 à New York en 1886, où les collectionneurs américains achetèrent plus vite que les français ; et le peintre Gustave Caillebotte, qui achetait les œuvres de ses amis et légua sa collection à l’État français, lequel, après de longs débats, n’en accepta qu’une partie. Camille Pissarro, figure paternelle du groupe, fut le seul à participer aux huit expositions. À la dernière, en 1886, Georges Seurat montra les points du pointillisme, et bientôt Paul Cézanne, Vincent van Gogh et Paul Gauguin—qu’on appellera plus tard les postimpressionnistes—poussèrent encore plus loin la couleur et la forme. L’impressionnisme a ouvert la voie à presque tout l’art moderne et compte aujourd’hui parmi les arts les plus aimés au monde : le musée d’Orsay à Paris en possède la plus grande collection, et en 2019 l’une des Meules de Monet a été vendue aux enchères 110,7 millions de dollars.

Un hommage numérique dans PictorX

Impressionnisme de PictorX est un filtre inspiré des nymphéas de Monet, d’Impression, soleil levant et des champs de coquelicots, de la lumière tachetée de Renoir, des danseuses au pastel de Degas et de la touche vive et aérienne de Morisot. Il imite la façon dont se construit un tableau impressionniste : des couches de touches effilées, des plus larges aux plus fines, qui suivent les formes de votre photo, la couleur divisée, des ombres colorées au lieu du noir, une pâte épaisse sur la trame de la toile ou du pastel sur papier, et un cadre doré en option. Ce n’est ni une reproduction d’un tableau, ni une copie par IA d’un chef-d’œuvre, ni une prétention d’authenticité : chaque image est créée à partir de votre propre photo. Les originaux se découvrent au mieux dans des lieux comme le musée d’Orsay, le musée de l’Orangerie et le musée Marmottan Monet à Paris, la National Gallery à Londres, l’Art Institute of Chicago, le Metropolitan Museum of Art à New York et la Phillips Collection à Washington—et le jardin de Monet se visite toujours à Giverny.

Un portrait devant un champ de coquelicots sous un ciel du soir chaleureux, peint en touches de couleur épaisses, dans un cadre doré, réalisé avec le filtre Impressionnisme de PictorX
Un portrait devant un champ de coquelicots sous un ciel du soir chaleureux, peint en touches de couleur épaisses, dans un cadre doré, réalisé avec le filtre Impressionnisme de PictorX

Créez votre propre tableau impressionniste dans PictorX

Ouvrez l’effet Impressionnisme, chargez une photo—un portrait ou un paysage avec un sujet net fonctionne le mieux—et choisissez un Style : Nymphéas, Soleil levant, Coquelicots, Renoir, Degas ou Morisot. Choisissez une Palette—Lumière du jour, Photo, Matin, Coucher de soleil ou Crépuscule—puis utilisez Taille du pinceau pour la taille des touches, Détail pour la finesse des visages et des contours, Couleur divisée pour les touches de couleur pure dans chaque coup de pinceau, et Lumière pour l’intensité de la lumière chaude et des ombres colorées. Activez ou désactivez le Cadre doré, puis exportez, ou continuez à retoucher dans PictorX.

Questions fréquemment posées

Pourquoi parle-t-on d’impressionnisme ?

À cause du tableau de Claude Monet Impression, soleil levant (1872). Lors de la première exposition de groupe en 1874, le critique Louis Leroy se servit de son titre pour railler toute l’exposition sous le nom de « L’Exposition des impressionnistes », et les peintres adoptèrent bientôt eux-mêmes ce nom.

Qui étaient les principaux peintres impressionnistes ?

Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Edgar Degas, Berthe Morisot, Mary Cassatt et Gustave Caillebotte. Édouard Manet les a inspirés mais n’a jamais exposé avec eux, et Paul Cézanne a exposé avec eux avant de suivre sa propre voie.

Quelles sont les caractéristiques d’un tableau impressionniste ?

Des touches rapides et visibles ; des couleurs vives posées côte à côte plutôt que mélangées ; des ombres colorées au lieu du noir ou du brun ; des sujets modernes du quotidien ; et surtout l’effet de la lumière et de l’atmosphère à un instant donné, souvent peint en plein air.

Où voir les nymphéas de Monet ?

Les plus grands sont les huit panneaux des Grandes Décorations au musée de l’Orangerie à Paris. D’autres nymphéas sont exposés au musée Marmottan Monet, au musée d’Orsay, à la National Gallery de Londres, au Museum of Modern Art de New York et dans bien d’autres musées, et le jardin lui-même se visite à Giverny.

Le filtre PictorX est-il un véritable tableau impressionniste ?

Non. C’est un hommage numérique créé à partir de votre propre photo, et non la copie d’un tableau. Les tableaux impressionnistes originaux restent des œuvres d’art conservées dans des musées et des collections.

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